samedi 19 décembre 2015

Episode 9 : verger et souvenirs...


Pour une lecture immersive, vous pouvez lancer le lecteur en bas du texte, et passer la chanson...


9

Balade au bord de l'eau et éclats de rire lui ont changé les idées. Flaubert, dont l'air digne s'est effrité à la découverte des vagues, a très vite montré des signes de fatigue. La chaleur n'a jamais été le point fort des chiens de montagne.
Aussi, profitant d'un passage dans une crique solitaire, Maxime et Olivia ont-ils jeté le samoyède dans l'eau. Outragé, le chien s'est séché en se roulant dans le sable humide, perdant dans le même temps le blanc étincelant de son pelage, et sa dignité.
Face à la vaste étendue de mer ouverte sur le monde, le bureau d'Olivia lui a alors soudain paru terriblement étriqué, mais surtout merveilleusement loin. Comme s'il avait cessé d'exister au moment où elle l'avait quitté.
Ce sentiment de claustrophobie avec lequel elle vit au quotidien, sans pouvoir le nommer, a grillé soudainement, comme un Allemand en plein soleil.
Maintenant, après avoir récupéré le gros Auguste vautré en travers du canapé noir de Maxime, Olivia prend la route pour rejoindre la maison familiale. Mais la musique à fond et l'appréhension de se retrouver seule dans la même pièce que sa mère ne suffisent pas à chasser un malaise latent. Elle repense à la jetée. A cette stupeur qui l'a saisie brutalement. Sans raison particulière, son cœur s'est emballé. La peur l'a  clouée à sa chaise, avec l'impression que le monde entier s'est figé. Comme si quelque chose avait jailli du décor par surprise. A quoi pouvait-elle songer à ce moment-là, quelle idée a pu surgir, qui a déteint sur cet instant au point qu'elle s'en souvienne avec angoisse ?

jeudi 26 novembre 2015

Pourquoi tombe-t-on, Monsieur ?...

Il paraît qu'on tombe pour mieux se relever... Ça reste à voir. Cette année 2015, c'est l'année où beaucoup de choses se sont gravement cassé la gueule. Et si on en croit ce qui se dit, se voit, s'entend, se raconte... on est en droit de se demander si les choses pourront être relevées un jour.

Dans ce climat, c'est dur de dessiner, d'écrire des conneries, de mettre en scène une Lillie maladroite, tête en l'air, peut-être même un peu gourdasse. Ce n'est qu'un personnage - vous l'aviez compris, hein ?! Lillie n'est qu'un personnage, une marionnette dédiée à l'humour, au comique de situation. Alors comment garder une ligne éditoriale, si on peut appeler ce style d'écriture comme ça, quand on apprend, un vendredi 13 où pour une fois vous avez eu du bol, que 130 personnes ont perdu la vie ?
Assassinées, massacrées, par des fous fanatiques, dans un pays qui ne sait pas ce que c'est qu'un climat de peur. Fauchés avec une violence incroyable, arrachées à leur instant de joie, de fête, arrachées des bras de leurs proches.

mardi 24 novembre 2015

Quand Noël approche...

Ah, Noël... Avec cette atmosphère lourde et inquiétante, on a envie de se plonger dans une ambiance de Noël festive et magique. Histoire d'oublier un peu. Le temps d'un cadeau, d'une décoration de table, d'un coup d'oeil aux jolies vitrines...

Chaque année, Lillie croise de superbes jouets pour petits bouts de chou. Et pour une fois, elle qui a été adoubée marraine, elle se précipite à la recherche du joujou parfait.
C'est maintenant chose faite.
Et pour accompagner le présent évidemment apporté par le Père Noël, voilà une cartounette pour le pitchounet.


mercredi 4 novembre 2015

Comme une canalisation bouchée...

Non, non, on ne parlera pas de vraies canalisations bouchées, ni par quoi, ni comment, et encore moins d'odeurs. Pour faire court, c'est une bête image que bien des créatifs, de tous bords, comprendront.

Une canalisation bouchée, celle de la créativité, de l'inspiration, c'est quand vous savez pertinemment que vous avez un tuyau raccordé, par lequel passe votre créativité. Puis un beau jour, comme tous les autres, alors que vous êtes installé-e-s devant votre feuille ou votre ordinateur, pour avancer sur votre projet, plus rien ne sort. Vous êtes à sec. Syndrome de la page blanche, bonjour ! Rageant, non ?
Hier soir, Lillie s'est retrouvée avec toutes les canalisations bouchées. Et toute la soirée, elle s'est essorée la cervelle pour le sortir, ce fichu épisode 9.

mardi 20 octobre 2015

Découvrir un nouveau monde...

Pendant longtemps, écrire représentait pour Lillie cette échappatoire que recherchent tout ado normalement constitué, mais dépourvu de Smartphone (oui, parce que Lillie a grandi au temps jadis du téléphone fixe et du MINITEL...).
Les heures passées au bureau devenaient alors la fenêtre ouverte vers des aventures trépidantes, forcément teintées de love story (petite pensée à toi, David Boreanaz, Angel pour les intimes !), sanglantes, épiques, bref mouvementées. La réalité étant ce qu'elle est pour une ado, en plein été quand les copains ne sont pas disponibles, c'est toujours plus fun d'attaquer des clowns à grand coups de machette (ils n'ont eu que ce qu'ils méritaient).

dimanche 18 octobre 2015

Avec ou sans filtre ?


Connaissez-vous l'expression "être pris pour un jambon" ? Ou "se faire rouler dans la farine" ? Ou le super combo "être pris pour un citron qui en fait est un jambon ?"... ce serait étonnant, celle-là, elle est de Lillie.
Depuis le temps, vous devriez savoir qu'elle invente toute sorte d'expressions, plutôt imagées. Sûrement son côté sudiste qui ressort - toujours mieux que de l'illustrer dans une quelconque émission de télé-réalité, non ?
Cette expression, Lillie l'utilise en cas de frustration due au comportement inopportun d'un membre plus ou moins proche de son entourage, susceptible donc de "l'avoir prise pour un jambon" ou, en jargon plus causant, de "la prendre pour une truffe".
Et étonnamment, ça lui arrive assez souvent ces derniers temps.
On dira ce qu'on voudra, la gentillesse, de nos jours, ça se fait certes rare, mais ça se fait surtout pas mal violenter.

mardi 29 septembre 2015

Feeeeliiiiz cumple anooooo !...

Ce week-end, le petit Jeddak, illustre membre de la famille lutinesque, a fêté tout pile ses un an. Pour l'occasion, ballons, cotillons et saucisson... Oula ! Quand même pas !

Mais tout de même, ceux qui ont des animaux et y vouent une vraie dépendance affective (les autres sont des menteurs...), comprendront, fêter la toute première année de son petit chien, ce n'est pas rare - et ça fait surtout plaisir aux maîtres.
Et c'est une bonne occasion de se faire une séance photos complètement absurde... La preuve...

Il est pas beau, le loustic ?


Et évidemment, le "frangin" faisait la gueule. Ben oui, Gustave n'ayant pas eu de cadeau, il a fait la gueule. Mais bon, pour compenser, Jeddak lui lèche l'anus 15 fois par jour. Les comptes sont donc à zéro...




Vous qui avez des animaux, chat, chien, perruche, poisson rouge ou mouche apprivoisé, vous en fêtez l'anniversaire ?

lundi 21 septembre 2015

Episode 8 : retour aux sources...



8

La soirée est épargnée par la pluie. Une légère brise a balayé les nuages et à 22h, le ciel est dégagé. La chaleur est toujours bien présente mais l'air nettement plus respirable.
Olivia marche sur la piste cyclable, seule avec Flaubert. Le samoyède avance lentement, évitant les flaques d'eau qui ne se sont pas encore évaporées. A cette heure, elle oublierait presque qu'elle vit en ville. Elle soupire.
Après l'appel de Maxime, la jeune femme a tourné en rond pendant un moment, à hésiter avant d'appeler sa mère. L'appréhension, mêlée de l'agacement engendré par la certitude d'une conversation houleuse à venir ont fini par la dissuader.
Elle lui téléphonera de la voiture le lendemain matin. Ce qui provoquera assurément un esclandre. Olivia pourra alors utiliser son joker et annoncer qu'elle séjournera chez Maxime. Elle hocha la tête, acquiesçant à son idée.
Avant de songer que ça n'améliorerait pas leurs relations.
Elle en vient à maudire Maxime, le seul fautif de sa contrariété nocturne. Pour se changer les idées, Olivia se baisse et attrape un bâton.

vendredi 18 septembre 2015

il pleut, il pleut, Bérengèèèèèreuuu...

Bergère, Bérengère, c'est pareil...

Bon, ça n'a échappé à personne, cette semaine il a fait un temps tout pourri. Si-si. A City où vit Lillie, aux rafales à 120 km (une petite brise, quoi) se sont succédé des orages suffisamment violents pour faire claquer des dents à Jeddak, le Beagle d'attaque, tandis que Gustave le chat blanc affrontait courageusement les intempéries au fond de son panier.

Et tandis que les arbres du parc s'écroulaient, déracinés, démembrés, que les rigoles se marraient moins, noyées sous l'eau, il est évident que Lillie n'a pas tenté le diable, suivant l'exemple de Gustave. Au dehors, la lumière luttait, tamisée par les épais nuages noirs, et elle, installée dans son bureau cosy, gribouillait sur papier ce qui lui passait par la tête, playlist adéquate dans les oreilles.


 




La musique parfaite ? Celle qui enlève tous les soucis qui pèsent sur vous, pendant 2min58 ?
"Raindrops keep fallin' on my head" , bien sûr !


Et vous, vous faites quoi les jours de pluie ?

mardi 15 septembre 2015

Y tourne, y tourne le chienchien !...


L'épisode 8 se fait attendre et il semblerait que les Lutins aient recruté le brave Jeddak pour ralentir la publication.

Jeddak, ou l'art de te faire tourner en bourrique... Au sens propre, comme au figuré !
Voyez vous-même !


video

Si vous aussi, vous avez un chien, un chat, un poisson-rouge ou même une perruche, qui vous empêche de bosser, n'hésitez pas à le raconter ici !

jeudi 10 septembre 2015

Entre VOULOIR et POUVOIR...

Lillie décide qu'aujourd'hui, elle va travailler sur un "gros dossier" et finir son 8e épisode.
L'univers en a décidé autrement.

14h
Gustave chie sur le tapis de l'entrée.
Nettoyage.
14h10
Retour devant l'ordinateur... Drôle d'odeur...
14h12
Découverte d'un pipi géant, toujours de Gustave, dans le panier du chien.
Nettoyage à grandes eaux.
14h25
Retour devant l'ordinateur.... Drôle d'odeur...
14h28
Re-pipi - de Gustave, of course- sur le coussin du chien (la guerre est déclarée...).
Hurlage-nettoyage.
14h45
Retour à l'ordi.
14h55
Drôle de bruits...
VOMI du chien sur le carrelage du bureau.
Soulage-hurlage-nettoyage.
Virage des animaux dans la cuisine
15h05
Retour à l'ordinateur.
15h10
Silence. Louche.
Espionnage... chien SUR CANAPÉ !
Dégagement énergique.
Fusion genoux-coin de table.
Hurlage - insultage - malédictionnage
15h20
Retour à l'ordinateur.

Temps de travail effectué sur une heure... 15mn environ. Efficace, la journée de travail...




Aucun animal n'a été blessé durant le déroulé des incidents... On ne peut pas en dire autant du tapis, du panier, ou du genou...

lundi 7 septembre 2015

La malédiction du Pommeau...

Chouette ! Une histoire de chevaliers ! Rien de surprenant quand on sait que ce blog devient une usine à nouvelles en puissance, avec sa "Saga de l'Eté" !
Mais que nenni, cher ami !
Aujourd'hui, point de nouvelle grandiloquente ou épique, sur les aventures chevaleresques de quelques fougueux camarades. 
Le pommeau n'est pas celui d'une épée...
Mais celui de la douche de Lillie. Moins romantique, vous pouvez en convenir. Mais peut-être tout aussi épique sera l'histoire que vous allez lire.

jeudi 3 septembre 2015

"Forget your troubles c'mon get happy"...

Quand le désir de dessiner est plus fort que le talent nécessaire, les journées de travail ne sont pas évidentes. Avant même de poser la pointe du crayon sur la feuille, Lillie réfléchit, se questionne. Doute. Sans arrêt.
Quelles lignes ? Pour quel style ?
De l'illustration presse ? De l'abstrait ? Du cartoon ? Du réaliste?
Quoi dessiner ? Pourquoi ? Avec quel fond ?
Et pendant ce temps le crayon erre sur la page, perdu entre toutes les directions que Lillie pointe sans se décider.
Il faudrait qu'elle puisse s'enfermer pendant des jours entiers, seule face à elle-même. Pas d'internet, pas de Facebook (où traînent aujourd'hui qui tue son inspiration, son imagination, mais surtout son MORAL !). Seulement elle, sa créativité et ses dilemmes.
Comment dessiner, et quoi, quand on a toujours appris seul ?
Elle gomme, elle cherche, elle creuse. Puis revient aux bases. S'en détache, parce que c'est trop difficile, et qu'elle ne sait pas. Elle sait, mais sans savoir. Il faudrait que ça soit fluide, et ça ne l'est pas.

Alors quand par hasard, un petit bonhomme jaillit sur la page du Moleskine, souriant, jovial, il arrive alors à Lillie une chose incroyable : ressentir une bribe de satisfaction dans un brouillard de contrariétés, de frustration et de découragements.
Ce petit bonhomme, il lui insuffle soudain un nouvel élan de motivation. Un plaisir accru pour les crayons et les feutres qui s'entassent sur le bureau...

Aujourd'hui, le petit bonhomme est une madame. Une PinUp. Pour changer...




Et vous, vous travaillez comment ?

mardi 1 septembre 2015

Episode 7 : doutes...



7

Le mercredi matin, Olivia a clôturé tous ses dossiers. Depuis qu'elle est réveillée, la jeune femme est calée au fond de son fauteuil de lecture, près de la bibliothèque qui habille tout un pan de mur de son bureau. Dehors, il pleut à seaux. Paisiblement, elle observe les éclairs zébrer les épaisses couches de lourd coton noir, avec un plaisir sombre à chaque coup de tonnerre qui roule au-dessus de sa tête.
A ses pieds, ou plutôt sur ses pieds, Flaubert dort du sommeil du juste. Une heure plus tôt, Olivia a voulu le sortir. Mais après s'être faite tracter sur plusieurs mètres par un chien décidé à rentrer, elle a fini par déclarer forfait. L'animal a expédié ses besoins juste devant l'immeuble, au grand ravissement de sa nounou, avant de se précipiter dans le hall d'entrée. Drapé dans sa dignité outragée par la pluie menaçant la blancheur de son pelage, il l'a regardé ramasser en râlant.

jeudi 20 août 2015

Episode 6 : étrange sensation...



6

Deux jours pus tard, Olivia est assise sur le bord de son canapé, le regard dans le vague. Machinalement, elle fredonne le générique du dessin animé "Iron Man", qui passe à la télé. Ce qui, songe-t-elle, n'est pas à faire devant d'autres adultes. A trente deux ans, quand on a pas d'enfants, on ne connaît pas les génériques de dessins animés. Elle hausse un sourcil ironique - ben voyons ! D'un geste mécanique, elle touille son thé, dans lequel le sachet infuse depuis trop longtemps. En portant la tasse à ses lèvres, elle pousse un cri de surprise.
- Ah ! merde !
Flaubert, étalé de toute sa masse blanche sur le carrelage de la même nuance, relève la tête.
- Ben quoi, s'exclame-t-elle, une main devant sa bouche. Tu ne t'es jamais brûlé la langue ?
Le chien la fixe, stoïque.
- Non, bien sûr ! Toi, tu manges des croquettes.
La tasse bascule et se renverse à demi sur la table basse quand elle la pose avec brusquerie. Elle retire son pied juste à temps pour éviter une seconde brûlure.
- Merde, merde et merde ! C'est pas possible d'être truffe comme ça !
De mauvaise humeur depuis qu'elle a émergé d'un énième sommeil agité, la jeune femme bondit de son fauteuil pour chercher une éponge dans la cuisine. Dans la foulée, elle vide le reste de thé dans l'évier, en guise de représailles contre le liquide trop chaud. Sa vengeance assouvie, elle reste un instant les deux mains appuyées sur le rebord en inox, les yeux tournés vers l'extérieur.

mercredi 12 août 2015

Pause peinture

Il semblerait qu'écrire un épisode d'une nouvelle, une fois par semaine, ne soit pas toujours facile. Il arrive que parfois, l'inspiration pêche par son absence. Dans ces cas-là, Lillie a beau se secouer le prunier, quand ça veut pas, ça veut pas.
Mais "La traversée inattendue" n'étant pas une passade, mais bel et bien un projet qu'elle affectionne, quand l'écriture brille par sa page blanche, Lillie sort les pinceaux.
C'est ainsi que d'une toile noire jaillit peu à peu un personnage de l'histoire, que vous découvrirez en suivant les aventures d'Olivia...

Etape 1

lundi 27 juillet 2015

Episode 5 : premier contact (2)...


5

Bouche bée, Olivia regarde autour d'elle. Lentement, son cœur reprend un battement, s'il n'est pas normal, au moins régulier. De son chignon ébouriffé s'échappent de longues mèches de cheveux bruns. Ses joues sont en feu, mais il ne fait plus si chaud. Plus autant que depuis ce début de mois caniculaire. Ici, la température est celle d'un printemps clément. Si la végétation du parc accueille eucalyptus, chênes, et autres bouleaux, le paysage qui s'offre maintenant à Olivia n'est plus tout à fait le même.
D'immenses cyprès aux larges troncs tortueux s'étalent en lignes droites, des saules pleureurs gigantesques caressent le sol herbeux d'une clairière tachetée de soleil. Des boutons d'or au jaune généreux ponctuent les racines, au-dessus d'une nappe de pelouse haute et bien grasse. 
Des papillons volètent dans les rayons de lumière. Leurs couleurs changent tandis qu'ils se posent d'une fleur à l'autre. Les cimes sont si hautes, loin au-dessus de la tête de la jeune femme, qu'on devine à peine le ciel dissimulé derrière l'épais feuillage.

samedi 25 juillet 2015

Interlude peinture...

L'été, dans le Sud, est une combinaison parfaite de chant de cigales, de chaleur intense et d'odeurs de pin et d'embruns.
En être spectateur, même au travail, c'est être déjà un peu en vacances. Et alors quand vous êtes enfin en congés, alors là, c'est le summum du pied intégral...
Ca, Lillie l'a bien compris. Alors peu importe la manière, la raison, ou l'occasion, dès que la cigale pointe le bout de son museau (bec, nez, groin, antenne, ce que vous voulez...), elle rapplique fissa fissa. Quelques jours, un week-end, plusieurs semaines, le temps de toute façon n'est plus le même avec la ligne d'horizon d'une mer bleue et paisible (paisible à condition de n'y pas trouver de touristes - faut connaître les bons coins, ce qui évidemment est le cas de Lillie, tu te doutes bien !).

Pour s'occuper, éloigner l'ennui qui pourrait éventuellement finir par s'installer, entre deux siestes au bord de la piscine, Lillie ramène toujours avec elle sa hôte à projets. Un énorme sac de noeuds, rempli d'idées farfelues, de croquis préparatoires, de notes de bas de page, de ToDoList périmées... Ce fameux sac dont Lillie sort du boulot tous les jours, qui peut lui générer un salaire, mais que les copains regardent souvent avec l'indulgence d'un parent condescendant... "Mais oui, ma fille, cause toujours et va te trouver un vrai travail !"

Bref, l'été dans le Sud, Lillie est en vacances mais jamais tout à fait. Et c'est exactement ce qu'elle aime. Alors ce week-end là, confortablement installée dans son bureau estival -une table en verre à l'ombre de la terrasse- elle décroche un des tableaux offerts à ses parents, peint un jour d'égarement, il y a quelques années.
Un ensemble de fraises sur fond rose, une petite lutine accoudée à l'une d'elles. Une idée trèèèès originale, aux couleurs tout ce qu'il y a de plus kitch. Il fallait bien faire quelque chose, pour cette œuvre qui brûlait la rétine.

mercredi 22 juillet 2015

Episode 4 : premier contact...

4

"- Ah ! Le con ! s'exclame Olivia, en faisant demi-tour.
Fébrile, elle attrape ses baskets, jette les chaussettes roulées en boule dedans, et les enfile en toute hâte. Courir sur les galets pieds nus n'a jamais été une bonne idée. Sans prendre la peine d'attacher ses lacets, elle repart en trombe. Ludovic est debout, une bouteille d'eau à la main, décontracté.
- Dépêche, je ne le vois plus, signale-t-il, avant de boire au goulot.
Elsa est toujours installée sur sa serviette. Elle observe la scène d'un air amusé. Olivia maugrée dans sa barbe un "Merci du conseil" irrité, et grimpe la pente aussi vite qu'elle peut, glissant sur les pierres sans grâce.
Franchissant la rangée d'arbustes emmêlés, elle débouche dans la clairière ombragée sous un épais toit d'arbres. Il y fait à peine moins chaud que sur la rive, et le sol est vallonné. Dans les creux, on aperçoit de hautes fougères défraîchies. Partout, les herbes hautes, les fourrés touffus grignotent les sentiers. Et pas un seul chien blanc en vue.
- Flaubert ! Au pied !
Elle tend l'oreille. Quelques oiseaux encore vaillants malgré la chaleur chantonnent. On distingue le bruit des feuilles sous la brise. Et non loin de là dans l'épais maquis, les pas d'un animal. Un fugace instant, la jeune femme distingue un éclat blanc. Pour ne pas le faire fuir, elle s'avance discrètement, sans courir. Flaubert est en train de renifler des racines, grattant çà et là la terre. Il ne semble pas conscient de sa présence. Il s'est enfoncé en dehors du sentier, entouré de près par les éricacées et des arbousiers sauvages. Pour le rejoindre, Olivia enjambe des tas de broussailles épineux, et récolte quelques griffures au passage. Comme elle gronde, agacée, dégoulinante de sueur dans la chaleur moite, Flaubert lève la tête vers elle.
- Hé, sac à puces, souffle-t-elle d'une voix qu'elle veut enjôleuse, ce serait sympa que tu ramènes ta fraise par ici !
Ses doigts effleurent le harnais bleu quand elle tend la main à travers des lianes de salsepareille. D'un mouvement fluide, le museau de nouveau collé au sol, le chien se détourne. Pour le rattraper, Olivia s'élance en avant.

mercredi 15 juillet 2015

Episode 3 : la sortie au lac...



3

La douche est salvatrice. L'eau fraîche laisse dégouliner contrariétés et rancœur, les emporte par la bonde de fond. Olivia, trempée, garde la tête appuyée contre le mur blanc, sous le pommeau de douche. Puis elle ferme le robinet, les yeux fermés, attend quelques secondes avant d'écarter le rideau de douche.
Elle enjambe le rebord de la baignoire en émail blanc pour poser le pied sur le tapis. Un tapis épais, chaud, au poil long et dense.
- Ah ! crie-t-elle en reculant, manquant de glisser.
Flaubert est confortablement assis au pied de la baignoire et la regarde d'un air malicieux.
- Mais qu'est-ce que tu fous là, toi ? s'exclame la jeune femme en saisissant sa serviette.
Elle sort de sa baignoire, évite tant bien que mal le gros chien qui prend presque toute la place. Il ne bouge pas un cil et tandis qu'il la fixe, la gueule ouverte, la langue dehors, Olivia est persuadée qu'il se moque d'elle.
- Profite ! Rince-toi l’œil, parce que c'est la dernière fois !
Elle réalise que la porte de la salle de bains est grande ouverte. Se penchant vers lui, elle caresse vigoureusement Flaubert derrière l'oreille.
- Et en plus, tu sais ouvrir les portes... tu es un malin, toi !

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samedi 11 juillet 2015

Episode 2 - La Traversée Inattendue...


2

Le thermostat flirte avec les 29° dès le samedi matin. Olivia s'est réveillée en nage et de mauvais poil. Les dernières nuits, moites, l'ont promenée d'aventures en aventures imaginaires, et l'aube la cueille désorientée, perdue entre réalité et effluves d'un autre monde.
Pour un peu, elle rejouerait "le Bateau Ivre" de Queneau.

Elle baille et se traîne à la cuisine. Un café, voilà qui lui ferait le plus grand bien. Tripotant les dosettes de sa Tassimo, elle enclenche la machine. Réalise qu'elle a oublié de mettre la tasse sous le bec verseur. Se précipite vers le placard, fait demi-tour pour appuyer sur le bouton STOP, tandis que le café coule et se répand sur le carrelage blanc.
"- Ah mais, merde là ! s'écrie-t-elle, tout à coup bien réveillée.
En panique, elle laisse échapper la tasse, la rattrape maladroitement, et reste agrippée au comptoir, l'objet coincé entre ses mains. Un court instant, Olivia, immobile, regarde le chantier : une belle flaque à ses pieds, fumante, et de larges éclaboussures tout autour de la Tassimo.

jeudi 9 juillet 2015

Episode 1



1

 

Le mois de juin s'achève dans une ambiance caniculaire. Peu à peu, les citadins quittent les grandes agglomérations, par vagues, vers leur Arche de Noé côtière, en Bretagne, dans le Sud, la Rochelle, peu importe, du moment qu'il y a de l'eau et des boutiques de souvenirs.
Olivia, assise à son bureau, grimace en songeant à ces bungalows bien alignés dans les campings, tous les mêmes, où s'entassent pour quinze jours, trois semaines, les mêmes types qui se croisent parfois tout le reste de l'année dans les grandes villes. Faire la queue à la Poste, aux cabines d'essayage, pour acheter une baguette, et pendant l'été, faire la queue aux sanitaires du camping... drôles de vacances. Mais peut-être est-ce son besoin de solitude totale qui la rend cynique. Olivia est ce qu'on pourrait appeler une ermite urbaine. La jeune femme travaille de chez elle, surtout pour éviter les relations de bureau. Parfois, aucun son ne passe la barrière de ses lèvres closes, si ce n'est pour répondre à ses clients par téléphone - l'une des pires inventions selon elle.

Pour la troisième fois depuis cinq minutes, elle soupire et s'éponge le front du revers de la main. Il fait très chaud, et la ville, dans une cuvette, semble prisonnière sous une cloche de vapeurs brûlantes. 
Un coup d'oeil au thermostat : il fait 32° rien que dans la pièce.

Une pause s'impose.

mercredi 1 juillet 2015

Chat noir chanceux...

Il fait beau cette semaine-là. Jon Snow dans ses (rares) moments d'optimisme aurait même dit un truc du genre "Spring is coming"...
Forcément, comme à chaque fois que les fleurs s'ouvrent et que les mimosas font sentir leur arôme si particulier, Lillie a chargé sa valise et débarqué dans son Sud natal.

Pour l'occasion, elle est partie avec toute la clique : le chien ET le chat, en train. Pour la petite histoire, il faut savoir que la gentille SNCF fait payer la place aux chiens de plus de 6kilos. Le prix ? Facile : celui d"un billet plein pot, à moitié prix. Pour ce voyage, Lillie a payé 52 euros sa place. Le petit Jeddak, lui, a coûté 35euros ! Tout ça sans avoir le droit, malgré le billet, de se coucher sur le fauteuil. Merci qui ? Merci la SNCF ! (rassurez-vous, l'aventure de Lillie, Gustave et Jeddak en train vous sera comptée tout bientôt !)
Quant à Gustave, le gros et gras chat blanc, il remplit bien sa cage de transport, et sagement, pionce pendant le voyage. Il ronfle même, sûrement satisfait de savoir que quand sa maîtresse devra porter sa cage, elle sera à deux doigts de se fêler une vertèbre sous le poids. Satisfait aussi de partir en vacances, lui qui, normalement, aurait dû rester à la maison.

Bref, le mardi, après 3h de trajet, Lillie et sa bande débarquent à la zonzon. Le mistral la cueille avec un vice non dissimulé : bourrasque après bourrasque, il la décoiffe, la pousse, entrave la valise qui roule mal, agite la cage du chat. Et soulève les oreilles du beagle qui n'apprécie guère la farce et remue dans tous les sens, mâchoires ouvertes. Mordre le vent, tout le monde le sait, c'est comme ça qu'on le fait disparaître...
Le Mistral, ça l'énerve vite, la Lillie. Ca fait du bruit, les affaires s'envolent, ça décoiffe. Mais au moins, il a une utilité non négligeable : il chasse les nuages. Et ce jour-là, il n'y en a pas un seul, faisant du ciel une magnifique toile d'un bleu azur profond et sans défauts.
Elle soupire d'aise en s'installant dans la voiture de la mère. La semaine va être parfaite, elle a hâte de profiter des bois, de l'odeur des plantes sauvages, des embruns dans les calanques. De voir les copines.
Le jeudi midi d'ailleurs, après deux jours à marcher avec son Beagle de combat (comme tout chien de chasse qui se respecte, il a une bouille d'amour et aboie continuellement...), Lillie rejoint sa copinette au resto. Quoi de mieux qu'un bon dej' entre copines pour ponctuer des vacances parfaites ?
Le bistrot est agréable, les desserts aussi jolis que bons. Les conversations vont bon train.

mardi 5 mai 2015

Frotter, lustrer, poncer...

Une fois n'est pas coutume, le mercredi gribouilli sera un mardi trifouilli... Oui, bah, allez trouver un autre mot, vous, pour le sujet du jour.
Sujet qui tourne autour du recyclage. La récup', si vous préférez.
Il y a longtemps, les parents de Lillie possédèrent une table basse. Jusque-là, wouah le scoop ! Comme tout le monde, en fait. Oui. Bref.
Cette table basse, somme toute banale, doit encore garder sur ses quatre coins un peu d'ADN de Lillie, qui avait la fâcheuse manie de laisser traîner ses genoux trop près des bords.
L'objet, de bois vêtu, atterrit un jour au grenier, supplanté par une bien plus belle table, plus moderne, plus design. Plus chère, quoi.

Mais la semaine dernière, Lillie a décidé d'exhumer cette vieille table, recouverte de poussière. Ponçage, décapage, ponçage, énervage et repeinturage. Une semaine plus tard, la table a une nouvelle gueule. 
Bon, Lillie ne sera pas élue ébéniste ou ValérieDamidot de l'année, mais pour son intérieur, c'est déjà pas mal. Voilà !




Du ponçage, du ponçage, du ponçage ! Une couche de gris grossière, avant de passer à la peinture rouge. 


La peinture "rouge basque", elle repassera. Sur la table, ça donnait un vieux framboise dégueu. Retour à Casto, à la recherche de la couleur parfaite, un marron foncé, rouge sombre. Et voilà que Lillie rentre dans son atelier avec un joli "lie de vin". 
Gros foutage de gueule, on finit encore avec un framboise tout moisi. Mais où est la terre de sienne, ou mieux, le ROUGE BISTROT ? C'est quand même pas compliqué bordel ?

Après trois jours de reponçage, et re peinturage, Lillie n'est toujours pas satisfaite, et elle en a marre. Fourrageant dans ses boîtes, elle retrouve son brou de noix. Dilué dans un peu d'eau, le produit vient badigeonner le plateau de la table pour réchauffer un peu la couleur, voire même la foncer. Et tant qu'on y est, ajoutons quelques giclures, pour faire genre, et des fausses veines dans le bois. Une fois le tout séché, Lillie s'applique à jouer sur les typos, pour donner un style vraiment industriel. A noter qu' "atelier 84" aurait dû s'appeler "atelier 83", mais quand on regarde "Les Experts" en replay, faut s'attendre à faire des conneries...
La peintouuure est sèche, nickel. Lillie passe au ponçage. Oui, AGAIN ! Mais là, c'est pour faire ressortir le bois sous la peinture pour donner un effet "vieux meuble". Une fois satisfaite (ça peut lui arriver, des fois), elle passe plusieurs couches de vernis Bistrot (ne jamais rien laisser au hasard...), laisse sécher, loin du chat Gustave, dont l'envie irrépressible de se coucher sur la table vernie a tendance à abandonner des poils blancs dégueus. 




Et voilà le travail ! Demain, Lillie vous montrera comment construire une armoire en palettes... ah ah ! Bonne blaaaaague !!

Et vous, vous retapez des meubles ?



mercredi 22 avril 2015

Le printemps est là !...

Oui, madame ! Le printemps est là ! Du lundi au vendredi, très précisément. Et quand vient le week-end, il bruine ! Ben voui, on va pas laisser les travailleurs profiter du soleil le samedi non ? Au boulot les feignasses, non mais !

Pour ce mercredi-gribouilli, pas de vidéo. Par contre, une illustration inspirée de l'air du temps. Fleurs, lumière, chemise légère, réalisée sur le balcon bourgeonnant, le dos chauffé par les rayons du soleil. Huummm... c'est trop bon !

Bref, voilà le nouveau dessin de Lillie, printanier, et, notons-le, publié le bon jour ! Si tu aimes, tu commentes, tu likes, tu partages, tu souris devant ton ordi, comme tu veux !













lundi 20 avril 2015

C'est qui qu'a pété ?!...

Fin 2014, Lillie a déclaré, de sa douce voix : "L'Homme, j'veux un chien !"
Ce que femme veut, femme obtient... au prix d'une longue négociation avec compromis, trocs, échanges de bons procédés, désarchivage de vieux dossiers et chantages.
Et en novembre, une boule de poils à longues oreilles débarquait à la casa des Lutins, pissant un peu partout et plus encore. Mais c'est tellement mignon ces machins là qu'on pardonne vite...

Les vaccins faits, le sieur Jeddak (c'est ainsi que bouledepoil s'intitule) pouvait alors s'escaper en ville. Pendant un moment, il se contenta de galoper mignonement (c'est lui qui a créé le terme, si si !), dans un parc à chiens (sorte de champ de mines pour humains)., et de jouer avec des congénères, achement moins beaux (mais c'est comme les pets, on préfère toujours les siens).

Bref. Pendant un temps donc, les sorties se limitaient au parc, à cause qu'un bébé chien, ça fatigue vite quand ça marche.

Arrivé à ses cinq mois, Jeddak, embarqué par sa gentille maîtresse, prend le bus pour la première fois. A City, les bêtes sont interdites dans tous les transports en commun. Interdiction fort sympathiques pour tous ceux qui, n'ayant pas de voiture, peuvent se "brosser Martine" pour faire une balade en bus en compagnie de leur bête à poil. Mais Lillie étant une rebelle, et Jeddak un chiot facile à planquer, les voilà grimpant et s'installant au fond de l'autocar. Croyant l'affaire réglée, elle regarde nonchalamment par la fenêtre tandis que l'animal dort.
Sauf que, s'il dort, le chien n'en est pas moins très présent... il pète !

Le chiot lâche des caisses impériales qui, si elles commencent par s'insinuer dans les narines des voyageurs, finissent carrément par les envahir et s'y installer. S'en est presque à décoller les affichettes. Les gens montent, et au bout d'un moment, froncent le nez. Discrètement, chacun observe autour de lui, cherche la source de l'infâme puanteur. Lillie, elle, a planqué la boule puante dans son manteau, et retient difficilement un rire nerveux, comptant les arrêts avant de pouvoir se sauver en loucedé. Il en est même un qui se penche et soulève sa chaussure - sait-on jamais, c'est peut-être lui qui a marché dans la merde.
Le trajet dure une longue demi-heure, tout au long de laquelle Jeddak ne bouge pas une oreille. Il pionce sec, bien au chaud sur sa maîtresse, et laisse son sphincter se dilater joyeusement.

Au terminus, Lillie attend que les derniers fuient au-dehors, avant de les suivre et de poser au sol son animal.
Et de s'exclamer en le caressant avec amour :

"Comment un si petit trou du cul peut-il me sortir des pets de la mort comme ça, hein ?!"

Et de se fendre d'un poutou, en plus, parce que quand même, il est trop choupi cet enfoiré !


vendredi 17 avril 2015

Tire sur la languette...



En 2015, on l'entend assez souvent, le mensonge est de mise. Bon peut-être pas seulement en 2015, mais là, ça dépasse les bornes des limites.
Lillie, très concernée par l'actualité, comme beaucoup aujourd'hui, pousse régulièrement des gueulantes. Pas que sur les réseaux sociaux, d'ailleurs. Et elle gueule. Pour plein de choses. Le droit à l'avortement, le droit au mariage pour TOUS, de l'eau au parc à chiens (vaste sujet à aborder, mais pas là), le rouleau de PQ à jeter QUAND C'EST TOI QUI LE FINIS... ya pas de petites causes !

Et là, là, elle est en pétard, mais alors sec ! Elle est énervée la Lillie. Va y avoir une soufflante, une bonne remise à l'heure parce que y en a marre...

LES OUVERTURES FACILES. ne.sont.pas.FACILES !

Ouais, arrêtez de mentir ! On le lit tous sur le paquet de Prince, qu'y a qu'à tirer sur la languette pour l'avoir le gâteau. Ah ouais, le minot sur l'emballage du goûter, il a une tête de ravi de la crèche, en train de bouffer son biscuite, genre il a pas galéré pour l'avoir.
Mais en vrai, faut le dire : tu mets trois heuuuures à le choper le gatal ! Oui, madame ! Parce que la foutue languette, quand t'y tires dessus, ben elle te reste dans les doigts. Et t'es comme un con ! Et si t'as de la chance, t'es encore dans ta cuisine, alors avec le bout du couteau pointu, tu perces l'emballage et tu l'ouvres à la sauvage. Incident presque clos, du moins une fois que tu arrives à attraper le gâteau. Faut-il signaler que les deux premiers, ça passe, mais après, tes doigts sont trop gros pour passer entre le paquet et le biscuit, et qu'il faut alors renverser le paquet pour qu'il glisse ? Avec ses copines les miettes ? Et que t'en fous partout dans ta cuisine (que tu viens d'ASPIRER !).
Mais imagines le pauv' gosse qu'est dehors à jouer, avec la languette d'un côté et le paquet fermé de l'autre. Comment qu'il fait ? Comme les milliers d'enfants affamés à l'heure du goûter, il va éplucher le dessus du paquet. En millier de petits bouts de plastique éventrés, avant de sacrément le mériter, son Prince !
Et on en parle, du paquet de jambon où il suffit de "soulever ici" pour ouvrir ? Et du nombre de fois où le coin est COLLE ? Et que tu dois y aller au couteau pointu pour la bouffer, ta tranche de jambon ?
Oh ! Et les salades toutes prêtes ? Le coleslaw à manger sur un coin de table à la pause dèj ? L'ouverture facile l'est tellement que le coleslaw a fait une déco sympa sur le bureau de Lillie dernièrement. Tout ça parce que c'est pas vrai, l'ouverture est pas FACILE !

Messieurs, dames, Lillie ose le dire : on vous ment, on vous spolie ! L'ouverture facile est un complot, une manipulation.
Ne vous laissez pas berner par les slogans et les photos de gamins contents : vous allez lutter pour votre manger, et faudra décortiquer l'emballage !

La prochaine fois, on évoquera le complot des entreprises pharmaceutiques, ou comment tomber sur l'étiquette de posologie peu importe le sens d'ouverture de la boîte de médocs...

mercredi 1 avril 2015

Les ouvriers de New Yooooork...

"New Yooooork, concrete jungle where dreams are maaaade ooooof !..."

Ouais, ça chante faux, et aloooors ! Ca pourrait être un talent un jour. Bah oui, tiens ! On réunit bien deux couillons sur une île tout nus pour qu'ils se draguent avé l'accent. Tout est possible !

Bref, on s'égare...
Vous savez quel jour on est ? On est mercredi ! Et le mercredi, c'esssst ?

GRIBOUILLI !!!


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mercredi 18 mars 2015

L'ennui en couleurs...

C'est à noter : Lillie est pile dans les temps pour son "Mercredi c'est gribouillis" !

Il faisait beau et chaud aujourd'hui à City, alors Lillie n'a eu aucun mal à se motiver et s'est installée sur le balcon pour faire son petit gribouillis. Un dessin au critérium et coloré aux crayons de couleur Faber Castell. Classique, direz-vous ! Mais ça fait du bien de se délier les doigts, au moins une fois par semaine. Soyons honnêtes, les six autres jours sont en ce moment un chouille complets. Quel est l'andouille qui a bloqué les journées à 24h, et les semaines à 7 jours ?!... oui... bon, bref !

Notez aussi l'apparition surprise d'une petite - grasse - boule de poils. Jeddak le Beagle a décidé de jouer les stars quelques secondes... Le petit malin.

Enjoy, et n'hésitez pas à donner votre avis, à partager, à échanger, tout ça !

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mercredi 11 mars 2015

Ils sont PARTOUT !

Bon, encore une fois, c'est du recyclage. Mais c'est pour la bonne cause, parce que mercredi, c'est Gribouilli !

Ce dessin a été fait il y a quelques temps déjà, dans un métro parisien pour une fois relativement clairsemé.
Lillie somnole sur son fauteuil, prête à rater son arrêt si le trajet doit s'éterniser. Au moment où les paupières se font trop lourdes, les bras gourds, elle entre. L'attention de Lillie s'éveille tout à coup. A cause du bonnet ? Ou des boots pointues au bout ? A moins que ce ne soit sa taille, fluette ? Toujours est-il que la jeune femme se redresse sur son siège, soudain parfaitement alerte. Elle observe, détaille cette adolescente, qui, en plein milieu de l'allée du métro, se tient nonchalamment à la barre.
Quelque chose dans son allure déclenche chez Lillie une fascination étrange. Pourquoi ?
Qu'à cela ne tienne, il lui reste encore quelques arrêts, alors elle sort son crayon et son carnet, et croque la petite demoiselle. Et soudain, elle comprend ! La silhouette fluette, les oreilles fines, le bonnet, ses jambes, comme des gressins, et ces boots pointues... c'est un Lutin ! Et elle se balade, comme si de rien n'était, au nez et à la barbe de Lillie !

Gonflée non ?


lundi 23 février 2015

Yé fé lé ménache...

Oui. Encore. Faut bien, avec un chien qui perd ses poils, comme un sapin ses aiguilles fin janvier. Un massacre, et pas la peine d'y coller un sac à sapin, il le vit plutôt mal, le  iench !

Alors régulièrement, Lillie sort son ami "El aspirador", pour éliminer la racaille poilifère. "Indiana Jones et les poils maudits", mode [ON].

Bref.

De temps en temps, la flemme la frappe en pleine poire. Ca va bien de s'assourdir avec l'aspirateur, et pour secouer un tapis, pas la peine de sortir l'artillerie. Alors la Lillie ramasse les poils en masse sur la carpette verte Ikéa (oui, Lillie est une femme de goût...) et ouvre la fenêtre pour faire disparaître l'objet du délit.

Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? Simple comme jeter une bête poignée de poussière par la fenêtre et passer à autre chose ?
Oui, mais simple n'est pas Lillie...

Elle s'est appliquée, à genoux, à dépoiler son tapis, à la mano, et la main pleine, ouvre le battant. Il n'y a pas un souffle d'air au dehors. Il fait même assez bon pour un mois de février. Soulagée, elle s'apprête à admirer les volutes noires se disperser loooooiiin de son carrelage blanc.
Oui, c'est une bonne idée en soi. Sauf que... (il y a toujours un "sauf que")

Ben les poils, y reviennent !
Bah oui, parce qu'une soudaine brise, légère, perverse, se réveille à cet instant, et se tortille, s'enroule autour des poils, les enveloppe et les propulse... DANS l'appartement.

"Merde !" s'exclame Lillie, essayant d'attraper le gros mouton, qui lui file entre les doigts. Déterminée, elle s'en saisit à nouveau et le rejette dehors, dans un angle de mur cette fois.

Mais la brise n'a pas dit son dernier mot, et à nouveau éjecte la masse noire plus haut.
Trois coups de suite, Lillie se bagarre et finit par répandre à l'extérieur une partie du mouton noir. Tandis que l'autre partie s'ébroue joyeusement sur la couette blanche (Ikéa aussi, eeeet oui !).

Lasse, la jeune femme abdique. Aux chiottes la flemme, c'est une mission pour "El Aspirador" !

Et vous l'avez-vous remarqué, ce petit vent frais, discret, sournois, qui se saisit de la moindre poussière évacuée par la fenêtre ? Comme un joueur de basket aérodynamique, il smashe dans l'interstice à peine ouvert et renvoie la balle à l'envoyeur.

Saloperie de courant d'air !


mercredi 18 février 2015

Quand j'étais petit, je n'étais pas grand...

Comme le mercredi, c'est gribouilli, chose promise, chose dûe !
Bon, ça sent un peu le réchauffé, et pour cause : ce dessin a été fait au soleil du Sud, en plein été. Et ouais, les doigts de pieds en éventail sur la terrasse, au bord de la piscine, à l'ombre, sous le chant des cigales... vous imaginez ?... Nan ? Tant pis pour vous !

Ce dessin est très largement inspiré d'une photo de classe de Lillie dans sa version mini. Une envie de retour en enfance, peut-être, ou juste une bouffée de nostalgie... que vient appuyer la très maquillée et hasbeen Avril Lavigne. Oui, on sait, c'est sooooo années 2000 !

N'hésitez pas à commenter, partager, aimer cette petite vidéo. La semaine prochaine, si vous êtes sage, vous aurez sûrement un original ;)




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mercredi 11 février 2015

Snow Red...

Bon, à la base, il devait y avoir une chouette rubrique "Mercredi c'est Gribouillis !", et ça aurait été le fourre-tout à dessins réalisés rien que pour vous le mercredi.
Il se trouve que si l'idée de départ était bonne, l'Univers a dit "NOPE" ! Dooonc, ce sera un article tout simple, mais au moins, on est encore mercredi.

Bon, faut bien l'avouer, dès le début ça sentait le fumier c't'affaire. Des galères sur le blog pour une mise en page adéquate, des bugs de l'ordinateur, qui ne reconnaît évidemment pas le téléphone connecté. Du coup, des PLOOOMBES pour récupérer la vidéo filmée en Time Lapse d'un dessin en cours.
Venant à bout de tout ça, Lillie parvient même à ouvrir ladite vidéo sur Movie Maker, et à la mettre à l'endroit ! GLOIIIIRE !!... Oui, mais non.

Parce qu'il suffit d'y ajouter de la musique, d'appuyer sur Play pour vérifier que l'ensemble rend bien, pour que TADAAAAA... plus de son. Du tout. Nulle part. Le silence TOTAL.

Et vas-y qu'elle reboot le PC, seule solution pour une handicapée de Windows, de récupérer le son perdu quelque part dans les circuits.
Bref. Au bout de quelques minutes/heures de travail acharné (comprendre : crise de nerfs et débordement de vocabulaire fleuri), la vidéo ET la musique sont raccord. Presque. A peu près.

Hummmm...

Pour cette première vidéo WIP, lecteur, tu t'en contenteras. Parce que tu es gentil, patient, et doux comme l'agneau du matin.
Si-si !


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lundi 9 février 2015

El aspirador...

On est dimanche, et le dimanche, c'est ménache.
A 13h du matin (oui, 13h est une heure matinale... selon ce que vous avez fait la veille), pieds nus, les yeux de panda parce que pas démaquillés, Lillie décide de passer l'aspirateur.
Entre Gustave, le chat blanc qui a-do-re se vautrer sur le canapé en velours marron foncé, et Jeddak, petit-beagle-bébé-tout-mignon-mais-qui-perd-ses-poils PARTOUT, les chaussettes font vite office de torchon à poussière. Et Lillie ça la défrise.

La voilà donc, en pyj, à brancher son aspi. Satisfaite, noyée sous le boucan du Rowenta, elle regarde se faire éradiquer le moindre morceau de caillou, le plus petit nœud de poils.

Elle soulève les chaises, tire la table, pousse le canapé, un vrai déménageur breton. Mais comme toujours, arrive le moment où l'odieuse machine finit par se coincer dans un angle de mur. Avez-vous remarqué cette manie qu'ont les aspirateurs, à toujours buter sur tout et n'importe quoi ? La prise se coince sous une porte, ou alors, quand vous tirez sur le manche pour faire avancer la bête, elle vient cogner pile sur une chaise, qui à la base n'était même pas sur sa trajectoire. C'est déjà très énervant, et ça arrive tout le temps.

Le moment de rendre au canapé sa dignité arrive. Lillie enlève une partie du manche, pour mieux aspirer dans les angles de velours, eux aussi difficilement épargnés par Gustave. On l'imagine bien se vautrer partout et saupoudrer le tissu de mottes de poils. Délicatement, presque avec stratégie, elle pose le bout du manche contre la table basse. Et IMMANQUABLEMENT, le truc se casse la gueule. A chaque fois qu'elle le pose, contre un mur, coincé derrière une chaise, bloqué par un tapis pour ne pas glisser, cette connerie de machin se vautre sur le carrelage, généralement avec un grand BAM. A croire que ces petites bestioles vicieuses de Lutins prennent plaisir à voir leur victime faire un bond de trois mètres quand résonne le bruit de la chute.

Et ils ne boudent pas leur plaisir, les cons. Discrètement, ils s'arrangent pour que le fil soit bloqué sous la porte, ou qu'une roue se grippe. Lillie est alors forcée de tirer sur le manche pour faire rouler la machine et la décoincer.
Vous savez ce qui se passe à cet instant ?
L'évidence ne vous frappe-t-elle pas ?
Non ?
Lillie est pieds nus...
Vous commencez à saisir ?

Et oui ! L'aspirateur vient IMMANQUABLEMENT cogner sur le pied de la ménagère du dimanche. Le gros orteil, le petit doigt qui ne demandait rien à personne, la malléole, ou le talon, peu importe la région pédestre, elle a forcément droit à sa collision. Evidemment douloureuse, et terriblement énervante.

S'en suit un déversement presque poétique de noms d'oiseaux plus ou moins fantastiques. Et le manège recommence, tous les deux-trois jours, quand il est question d'aspirer les poils de chat.

Suffit de mettre des chaussons, direz-vous. Oui. Certes. Ce qui n'empêche pas l'aspirateur de venir mordre la malléole un bref découverte de sa chaussette, ou un genou posé une seconde à terre pour mieux choper les moutons sous le lit.

Ce dimanche, Lillie abdique, blessée. Rageusement, elle range l'objet de sa colère dans le sellier. Le tube en plastique s'enroule docilement. Trop... Tout à coup, mû par un sursaut de volonté, il se déplie, dans un sens improbable, et vient, du bout du bec rigide, frapper la tempe de la jeune femme, penchée pour accrocher le manche au crochet.
Fébrile, elle laisse tout en plan et ferme la porte en râlant. Terminé le ménage pour aujourd'hui, décrète-t-elle en se frottant la mâchoire. La prochaine fois ce sera bottes et genouillères, nan mais !

Si ça, c'est pas de l'acharnement !




jeudi 5 février 2015

Wilkommen, Bienvenue, Welcome !...

Bon, ben voilà, une page vient de se tourner.
On était bien sur Overblog, seulement voilà. Après un peu plus de 5 ans de bons et loyaux services, la plateforme devient antipathique à souhait. Le pauvre blogounet de Lillie se retrouve envahi de pubs en tout genre, idéal pour assassiner quelques épileptiques innocents.
Pas question de passer en Premium pour l'heure, et pas moyen de subir la pub non plus. Dans ces conditions, "Courage, fuyons !"
Adieu Overblog, bonjour Blogspot !

On va voir de quoi tu es capable, Blogspot. Tant que tu ne nous noies pas de pubs fluo et bruyantes, tant que les Lutins arrivent à ne pas s'emmêler les pieds dans ton code HTML, et à condition que tu publies les articles comme on te dit, alors tu vas gagner une joyeuses bande de copains !

Amis lecteurs, bienvenue donc dans la nouvelle antre de Lillie et ses Lutins.
Pour ceux qui ne connaissent pas, et pour toi au fond, qui n'es pas venu nous voir depuis un moment, un petit résumé court :
Lillie, c'est une nana plutôt sympa, quand elle ne râle pas. Mais si elle le fait, c'est généralement à cause de la poisse congénitale qui fait de sa vie une suite de péripéties invraisemblables pour elle, drôles pour les autres. 
Pour tout vous dire, Lillie est victime d'un terrible complot : des Lutins. Minuscules, invisibles, mais terriblement nocifs, ils sont la loi de l'emmerdement maximal, ils sont Murphy. Ils sont sa poisse, sa malchance, sa maladresse. Ils sont derrière cette chaussette qui disparaît après la lessive; le livre qui tombe de l'étagère sur le sommet de sa tête; ils sont le clou qui traîne sous son pied nu. 
Vous l'aurez compris, ici vous découvrirez les aventures de Lillie et la dure loi de Murphy. 

Et quand elle ne court pas par monts et par vaux, Lillie dessine ! Bienvenue dans la maison du bric à brac !