lundi 21 septembre 2015

Episode 8 : retour aux sources...



8

La soirée est épargnée par la pluie. Une légère brise a balayé les nuages et à 22h, le ciel est dégagé. La chaleur est toujours bien présente mais l'air nettement plus respirable.
Olivia marche sur la piste cyclable, seule avec Flaubert. Le samoyède avance lentement, évitant les flaques d'eau qui ne se sont pas encore évaporées. A cette heure, elle oublierait presque qu'elle vit en ville. Elle soupire.
Après l'appel de Maxime, la jeune femme a tourné en rond pendant un moment, à hésiter avant d'appeler sa mère. L'appréhension, mêlée de l'agacement engendré par la certitude d'une conversation houleuse à venir ont fini par la dissuader.
Elle lui téléphonera de la voiture le lendemain matin. Ce qui provoquera assurément un esclandre. Olivia pourra alors utiliser son joker et annoncer qu'elle séjournera chez Maxime. Elle hocha la tête, acquiesçant à son idée.
Avant de songer que ça n'améliorerait pas leurs relations.
Elle en vient à maudire Maxime, le seul fautif de sa contrariété nocturne. Pour se changer les idées, Olivia se baisse et attrape un bâton.
- Hey Flaubert ! l'apostrophe-t-elle avec un entrain feint. C'est pour qui le bâton ?
 Le chien s'arrête et la regarde. Elle agite le bout de bois.
- Alors c'est pour qui ? Tu le veux ?
Il la fixe en s'asseyant. 
- Tu vas chercher ?... Allez !
Elle le lance au loin.
Flaubert ne bouge pas, sa tête dessine un arc de cercle quand des yeux il suit la trajectoire du bâton, qui va s'écraser avec un bruit sourd sur la piste cyclable. Un silence. Puis leur regard se croise.
Olivia fait la moue.
- Mouais... Tu es sûr que tu es un chien ?
Il baisse le museau de côté. Ils se toisent un instant.
- Bon, bref ! s'exclame Olivia. On va faire comme si de rien n'était.
Et elle reprend son chemin, Flaubert sur ses talons.

*******

La piscine est immense. Et l'eau bleue est si limpide, si pure, qu'elle étincelle. Elle appelle à la baignade et Olivia est debout sur la première marche, les pieds immergés. Le ciel est d'azur, l'air est chaud et embaume. 
Dans le jardin, bordé d'arbres géants et verdoyants. Les éclats de rire autour d'elle couvrent à peine le chant des cigales. Trois hommes sont en pleine conversation à côté d'elle, deux assis sur les margelles de la piscine, les jambes dans l'eau, le troisième immergé jusqu'au torse. Ils chahutent. L'un d'eux apostrophe Olivia, et, sans comprendre ce qu'il dit, elle lui adresse un large sourire ravi.
Pour la première fois depuis longtemps, l'instant présent lui est agréable, dépourvu du moindre souci.
Quelqu'un plonge dans la piscine. 
Les trois garçons tournent la tête vers elle soudain. Leur visage se décompose sous l'effet de la stupeur. Celui qui est dans l'eau lève le doigt et pointe quelque chose derrière elle. Elle devine qu'il crie : "il arrive !"
Dans un même mouvement, le groupe se précipite hors de la piscine, droit vers les arbres.
Olivia est toujours plantée sur place et, si elle ne comprend pas ce qui se passe, elle sent l'atmosphère devenir lourde. L'air est palpable et pour souligner le changement brutal, le ciel s'assombrit et des vibrations grimpent le long de ses chevilles. 
Près d'elle, elle réalise qu'une silhouette se tient debout et attend. Un homme dont elle connaît le visage, sans pouvoir en distinguer les traits clairement. Il pose une main ferme sur son épaule. En face d'eux, à la lisière du bois, les branches volent en tout sens, les troncs ploient sous la pression d'une force invisible. Mais terrible. Dans le vacarme, l'homme à côté se met à crier. D'une voix forte et rauque, il hurle : 
- Hé ! Vous !

*******

Le hurlement qu'Olivia pousse traverse la chambre plongée dans une pénombre feutrée. L'aube n'est pas loin de se lever. Elle se redresse dans son lit, moite, désorientée. Du coin de l'oeil, elle aperçoit la masse blanche de Flaubert, roulé en boule sur le tapis. Auguste la fixe d'un air flou au pied du lit.
Elle souffle, se frotte les yeux. Quelques secondes, elle fouille la pénombre, peut-être persuadée de voir jaillir quelque chose d'un coin de mur. La voix résonne toujours dans son crâne, forte, autoritaire. 
Le malaise passé, la jeune femme baille. Dans quelques heures, elle devra prendre la route. Un peu de sommeil grappillé ne lui fera de mal. Elle se laisse tomber sur son épais oreiller et se rendort bientôt.

*******

Après un dernier regard à la ronde, Olivia a fermé la porte de son appartement. Une petite pointe de regret s'est insinué dans son esprit au premier tour de clé. Après tout, elle ne se sent bien qu'entre ses murs, où personne ne lui dit quoi faire, ne la juge, où aucun conflit ne vient entacher sa journée. 
Charger Flaubert dans la voiture n'a pas été une mince affaire. Habitué au luxe du siège passager, être relégué à l'arrière, attaché, et qui plus est voisin de banquette d'Auguste le chat, imperturbable dans sa boîte de transport, a fortement déplu au précieux samoyède. Mais, de mauvaise humeur, Olivia ne lui a pas laissé le choix.
Il dort maintenant, étalé à sa place, la queue négligemment posée contre la grille de la caisse, la tête cachée sous les pattes avant.
Et Olivia fredonne en écoutant la musique assez fort. Il est 10h, et le GPS affiche une heure d'arrivée aux alentours de 13h30. Partir un jeudi matin, le bon plan pour éviter les bouchons.
Il lui reste donc 3h30 avant de débarquer dans le Sud et un dilemme lui torture déjà l'esprit. Toujours le même depuis la veille. Appeler sa mère ? Affronter une nouvelle conversation stérile ? 
Elle pousse un long soupir, ses doigts battant la musique sur le volant. Un coup d'oeil dans le rétro.
- Bon... quand faut y aller...
Sur l'écran de la radio, elle appuie sur le numéro de sa mère et lance l'appel. A trois sonneries, Olivia songe, soulagée, que sa mère est peut-être partie en vacances. A la quatrième, sa voix résonne en Bluetooth dans l'habitacle.
- Ah tiens ! Mieux vaut tard que jamais !
- Salut, M'an...
- Il t'est tombé un oeil, pour que tu m'appelles ?
La trentenaire marque un arrêt, étouffe la remarque acerbe qui lui vient.
- Comment ça va ? demande-t-elle d'un ton courtois.
- Ca pourrait aller mieux, mais ça va.
- Ah ? Un souci ?
La mère se racle la gorge. 
- Je suis fatiguée. J'ai beaucoup de travail avec le gîte. Entre les réservations, les nouveaux arrivants, les ménages... je ne sais plus où donner de la tête. 
- J'imag...
- Tu le saurais si tu venais m'aider, un peu !
Une pause.
- Oui, mais je ne peux pas. Je travaille.
- Tu crois que tu es la seule ?
Olivia grogne.
- Je n'ai pas dit ça. Tu me dis que je devrais venir t'aider. Je t'explique seulement que je ne peux pas si j'ai déjà un job, m'an.
- A t'écouter, on croirait que tu es la seule à en avoir un.
- Mais j'ai pas dit ç...
- Bon bref, ça sert à rien de discuter, tu vas encore avoir raison.
L'ironie dans la voix de sa mère fait encore grimper d'un cran l'agacement d'Olivia. Une boule de rancœur grossit au fond de sa gorge. Elle secoue la tête, toujours épatée par la capacité de son aînée à lancer une engueulade et de la clôturer sans en être jamais responsable. Quelques répliques bien senties se bousculent au seuil de ses lèvres, qu'elle choisit de chasser.
- Oui. Bref.
Silence.
- Je t'appelais surtout pour te dire que je descends là.
- Où ça, tu descends ?
- Bé dans le Sud, ma foi !
- Oh ! Madame la Marquise nous fait l'honneur de sa visite ?
Les doigts s'agitent sur le volant.
- Et oui. Madame la Marquise qui, encore une fois, a un métier, a enfin des vacances.
-Et bien, il y en a qui ont de la chance. Moi je n'en ai pas, de vacances.
- Ouiiiiii, je sais.... Bon, j'arrive à 13h30. Je vais rejoindre Maxime chez lui pour déjeuner.
- Pourquoi tu ne manges pas à la maison ?
- J'avais dans l'idée de passer juste quelques jours dans le coin, et de dormir chez Maxime ?
- T'es pas bien à la maison ?
Le reproche est lourd dans la voix qui pulse dans la voiture. Flaubert entrouvre un oeil.
- Rien à voir, M'an. C'est juste pour faire quelques soirées avec Max au bord de mer.
- On a une piscine.
Olivia lève de nouveau les yeux au ciel. La route dégagée lui prédit un trajet rapide. Trop rapide, pour la préparer à rejoindre sa mère.
- Rien à voir, là. Je te parle d'aller boire des coups en bord de mer. Ça fait longtemps que je n'ai pas vu la mer.
- Ah oui ? Ca fait surtout longtemps que tu n'as pas vu TA mère ! Allez, je t'attends en fin d'après-midi. Tu m'aideras à préparer ta chambre.
- Oui mais...
- Je te laisse, je vais aller faire des courses. Tu me préviens au dernier moment, je n'ai plus rien dans le frigo.
- Heu... OK. 
- Allez, à tout à l'heure. Et attention sur la route !
- Oui, M'an. A tout à l'heure M'an.
- Bisous.
- Bi...
Le bruit de la conversation coupée tranche avec le silence pesant qui suit. Olivia fixe la route, soupire longuement, avant de déclarer, autant pour elle que pour Flaubert :
- Ça s'est plutôt bien passé finalement.
Avant de remettre la musique à fond.
*******

13h30 sonnés, la petite voiture rouge d'Olivia longe la mer. Les soucis de la matinée s'envolent avec la brise qui s'engouffre dans l'habitacle, quand elle ouvre grand la fenêtre. L'odeur des embruns lui frôle les narines et aussitôt le sentiment oublié d'être chez elle lui revient en mémoire.
Le soleil joue avec le feuillage des grands platanes le long de la route. A gauche, les boutiques à touristes se succèdent aux bars et restaurants et la promenade est noire du monde qui va et vient de la plage. Au bout d'un moment, même le parfum du Monoï plane dans l'air. Et la chaleur... elle est écrasante, mais tellement plus supportable que dans la grande ville !
Ô plaisir ! Olivia éteint la radio, tend l'oreille... Oui, elles sont là... Elles chantent à tue-tête, comme pour clamer son retour.
Les cigales.
Le chant de son enfance. Celui qui déclare le début de l'été. Et qui en annonce la fin. Sans elles, les vacances seraient mornes, banales. Sans intérêt.
Elle inspire, absorbe ces retrouvailles qui chassent ses contrariétés et allègent son esprit. Soudain, elle se demande pourquoi elle a attendu si longtemps pour revenir par ici. Passer l'été dans sa région, c'est pourtant quelque chose qu'elle adorait faire.
Avant que la réponse ne s'immisce dans l'instant, Olivia se gare sur une place que Maxime, l'ayant aperçue, lui gardait.
- Hey ! s'écrie-t-elle en coupant le moteur.
Le jeune homme, de taille moyenne, le cheveu châtain clair légèrement ondulé, et très rebelle, ouvre la portière à la volée, avec un large sourire. Ses grands yeux bleu pétillent de malice.
- Hey ! Morue ! C'est seulement maintenant que tu arrives ?
Elle lui répond par un grognement en sortant de la voiture. Les deux amis se claquent la bise, ravis de se retrouver.
- Tu as fait bon voyage ? s'enquit Maxime.
- Oui-oui... Sympa ton tee-shirt ! Je ne suis pas sûre que les nanas trouveront ça super sexy.
Il porte un tee-shirt rouge, plutôt ajusté sur une musculature sèche de sportif aguerri, avec écrit en jaune criard "BAZINGA !", au-dessus d'un bermuda en jeans.
- Celle qui pigera la référence sera ma Cendrillon.
Olivia hausse un sourcil amusé.
-Ben voyons !
Elle ouvre la portière arrière. Flaubert en sort promptement, et tenu en laisse, s'élance avec un plaisir évident sur le premier arbuste venu. Il l'arrose joyeusement, sans un regard pour l'ami de sa gardienne.
- Tu voyage léger, dis-moi !
- Oui. Gabrielle m'a confié Flaubert pour deux semaines. Il faut que je la prévienne que je suis partie en vadrouille avec lui... par contre, ne traînons pas : Auguste va mourir de chaud dans sa caisse, sinon.
Comme pour ponctuer sa phrase, le gros chat blanc miaule derrière la grille.

*******

Auguste déposé dans l'appartement de Maxime, à quelques mètres de la plage dans une résidence moderne, le duo part s'installer à la terrasse d'un restaurant avec le samoyède.
Il est 14h, les touristes sont installés par grappes, dans un joli dégradé de rosé-rouge. Au roulis des vagues s'ajoute le cri des enfants au bord de l'eau. Le restaurant n'a pas encore vraiment désempli mais sur la côte, la surpopulation estivale ne gêne pas autant que dans sa grande ville bondée. Olivia observe tout et tout le monde avec cette nostalgie qui l'habite depuis quelques jours. Elle voit le paysage comme à travers une vitre teintée de jaune, plongée dans un film des années 70. Le genre avec Fernandel et Gabin, qu'on regarde en songeant que cette époque semblait presque insouciante. Libre.
Elle sourit, se remémorant ce que son grand-père lui racontait de l'époque. Ses pêches mémorables dans les criques de Saint-Mandrier, village typique provençal dans les années 70. Ses pantalons "patte d'eph'" et cols de chemise amidonnés.
- Tu as appelé ta mère ?
La torpeur dans laquelle elle flottait la rejette brusquement dans la réalité. Olivia fixe son ami, tournant machinalement son verre de bière entre les doigts. Elle hésite une seconde avant de répondre d'un air espiègle :
- Dis donc toi ! Quand tu as une idée en tête, tu l'as pas ailleurs !
- N'empêche...
- Parle-moi plutôt de ta dernière conquête. J'ai cru comprendre que cette fois, c'était une blonde, une sportive ?
- Ça dépend ce que tu entends par sportive... Une femme qui court tous les jours avant le boulot, c'est une sportive. Mais une nana qui court tous les jours avant le boulot, va à la gym tous les soirs, fait de l'escalade le samedi, du VTT le dimanche et du trekking à chaque vacances... C'est une psychopathe !
Olivia secoue la tête en acquiesçant.
- Bon, reprend Maxime, cela dit, avec tout ça, elle est particulièrement souple...
- Ah non ! Je ne veux pas savoir !
Maxime rit. Il continue.
- Et endurante...
- Mais arrête, je te dis !
- Et tu verrais, au lit !...
- Lalalalalalalalala ! chante Olivia, en se bouchant les oreilles.
Son ami se moque.
- Ce que tu es coincée, c'est dingue !
- Je ne suis pas coincée. Je ne veux juste pas être hantée par des images de tes exploits physiques !
- Oui, c'est sûr. Ce serait quand même mieux si c'était tes propres exploits qui te hantaient. Mais vu que tu ne sors jamais, ce n'est pas prêt d'arriver...
- Ah-ah ! Morte de rire.
La jeune femme se rembrunit.
- Te vexe pas, je plaisante, louloute.
- Oui... non, je sais. C'est pas ça... Je ne suis pas en forme ces temps-ci.
Son ami penche la tête de côté, à l'écoute.
- En parlant de hanter... Je fais des cauchemars, et du coup, je suis fatiguée.
- Hum-hum...
- Je ne me souviens jamais de mes rêves, mais j'en garde des drôles d'impression. Tiens, hier encore, je me suis réveillée en panique. Et j'ai passé une bonne partie de la journée à essayer de me défaire d'une impression de flottement. Comme si j'étais encore dans mon rêve.
Maxime sourit.
- Rigole pas, putain. C'est super chiant !
Elle croise les bras sur sa poitrine, un peu vexée. Il boit une gorgée de sa bière, avant de la regarder à nouveau.
- Tu as toujours fait des rêves bizarres. Ça tombe à chaque fois que tu es stressée. Et c'est marrant, mais tu t'en plains souvent vers l'été.
La trentenaire lève un sourcil sceptique.
- Si-si, je t'assure. Je me suis déjà fait la remarque. L'an dernier, tu ne te souviens pas ? Tu râlais parce que tu cauchemardais à n'en plus dormir et tu avais pris du retard dans tes commandes.
- Hum... oui, c'est pas faux. J'avais une grosse commande d'illustrations à livrer pour une entreprise et j'étais à la bourre. J'avais perdu genre trois kilos.
- Cherche pas, poulette. Dès que tu stresses, tu fais des cauchemars.
- Moui... et le rapport avec l'été ?
- Tu veux qu'on reparle de ta mère et de ton problème à descendre la voir, alors que tu adores ta région ?
- Non-non ! le stoppe Olivia, les deux mains levées devant elle. N'en jetez plus, la coupe est pleine !
Au moment où Maxime s'apprête à enchaîner, le serveur s'approche avec les plats. Flaubert, attiré par le fumet alléchant de la côte de bœuf, se redresse. Le serveur, surpris, recule et manque d'échapper les assiettes avant de se ressaisir.
- Flaubert, pas touche ! lance Olivia. Le samoyède la toise d'un air entre reproche et supplique. C'est pas pour toi, pas la peine de me faire ces yeux-là.
Et le chien, boudeur, se recouche, prenant soin de leur tourner le dos. 

*******

A la fin du repas, Maxime s'absente quelques minutes. Flaubert boit goulument dans la gamelle en inox à ses pieds. De nouveau, le regard d'Olivia se perd dans la contemplation de l'horizon, ponctué de catamarans et de frêles barcasses. Sur la droite, au loin, une large colline s'élève avant de tomber à pics dans l'eau. Sur la gauche, plusieurs digues tranchent la mer en éclaboussures bruyantes.
Et tandis qu'elle observe les gros rochers amoncelés, Olivia remarque une silhouette. Un homme, tout au bout de la jetée, immobile. Elle plisse les yeux. Quelque chose, dans son attitude, quelque chose d'indéterminé, attire son attention. Au creux de sa poitrine, son cœur se fige une seconde interminable, avant de cogner plus fort et plus vite. Qu'est-ce qui cloche ?
Peut-être ce bras qu'il tend vers elle. A moins que ce ne soit une ombre sur son tee-shirt ?
Mais la voix, rauque et forte, qui surgit et vibre dans ses oreilles, comme la basse derrière tout l'orchestre...
- Hé ! Vous !
Elle sursaute. 
- On va faire un tour ?
La main que Maxime pose sur son épaule est lourde, l'empoignade ferme mais amicale. Tout à coup, la lumière, qu'elle n'avait pas vu baisser, redevient forte. Les sons, les cris des enfants, le bruit des vagues, qui semblaient chuchotements, emplissent de nouveau l'atmosphère. Olivia rive ses yeux d'or sur l'amas de rochers. La silhouette a disparu, mais son malaise, lui, est toujours là.
- Ouhou ! Oliv', ça va ?
Le jeune homme lui agite la main au visage.
- Ou-oui ! répond-elle, tournant la tête vers lui. Elle se force à lui sourire. Oui, désolée, j'étais perdue dans mes pensées...
- On va faire un tour ?
Elle hoche du bonnet.
- Volontiers ! On fait les boutiques ?
- Pourquoi pas ! J'aime bien essayer les chapeaux pour touristes. 
Le duo quitte le restaurant, Flaubert en laisse, toujours aussi docile.

Le chien et la gardienne tournent la tête en chœur, en direction de la digue.



Et voilà pour l'épisode 8 ! On approche bientôt la fin du premier chapitre. Merci à ceux qui viennent sur ce blog, et lisent cette saga. N'hésitez pas à laisser vos commentaires/critiques, à partager, ou tout simplement à revenir lire la suite !
A très vite pour l'épisode 9 !



2 commentaires:

  1. C'est cool !! J'aime beaucoup !! Quand est-ce qu'on aura la suite ?

    RépondreSupprimer
  2. Hello Marek ! C'est vrai ? Merciiiiiiiii ! Ca arrive presque bientôt ;)

    RépondreSupprimer